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Questions des webinaires ORES

Nous avons animé trois webinaires avec ORES au printemps 2026 : les 14 avril, 23 avril et 19 mai. Beaucoup de questions revenaient d'une session à l'autre — cette page les rassemble en une seule, classées par thème plutôt que par date, pour qu'une même question n'ait qu'une seule réponse.

Les replays de ces trois sessions, et des deux autres organisées avec ORES au même moment, sont rassemblés sur Vidéos et replays.

À jour au 3 août 2026

Les réponses ci-dessous ont été revues après les sessions : certaines annonces de calendrier ont depuis été tenues, et quelques chiffres ont été remplacés par les valeurs publiées. Nous préférons mettre cette page à jour plutôt que de laisser une réponse d'avril vieillir en silence.


Compensation et régime prosumer

L'ajout d'une batterie fait-il perdre le compteur qui tourne à l'envers ?

Non. La compensation est garantie jusqu'au 31 décembre 2030 pour tout prosumer wallon dont l'installation photovoltaïque a été mise en service avant le 1ᵉʳ janvier 2024 — avec ou sans batterie.

C'est la question qui est revenue à chacune des trois sessions, et elle vient d'une confusion entretenue par quelques titres de presse. Il faut distinguer deux choses :

  • Le droit à la compensation. Il est acquis. L'ajout d'une batterie en couplage AC ne le remet pas en cause.
  • La perturbation du cycle de compensation. La déclaration de la batterie auprès du GRD (formulaire UP10) entraîne un relevé d'index. Si ce relevé tombe en plein hiver — beaucoup de consommation, peu de production — votre fournisseur peut établir une facture intermédiaire désavantageuse. Ce n'est pas une perte de droit, c'est un décalage dans le calcul.

La bonne pratique, et elle suffit : planifier le contrôle RGIE et la déclaration de la batterie à la date de votre relevé annuel d'index. Le cycle reste alors intact. Votre installateur connaît la procédure et s'en charge.

👉 Perturbation du cycle de compensation, sur BeProsumer

Mon compteur tourne encore à l'envers : faut-il attendre 2031 ?

Beaucoup pensent qu'il faut attendre. C'est l'inverse : tant que vous bénéficiez de la compensation, une batterie active dès aujourd'hui plusieurs leviers qui ne dépendent pas du prix de l'énergie.

  • Réduction du tarif prosumer. Couplée à un compteur communicant, la batterie augmente fortement votre autoconsommation et permet de basculer sur le tarif proportionnel, presque toujours plus avantageux que le forfaitaire — qui, lui, augmente chaque année.
  • Production sauvée. La batterie récupère des kWh perdus par décrochages d'onduleur. L'ordre de grandeur observé va de 50 à 85 % du manque à gagner avec l'antidécrochage logiciel, mais il dépend fortement de la configuration électrique de votre rue : ce n'est pas une valeur promise.
  • Sécurité électrique. Alimentation de secours en cas de coupure, avec une bascule en moins de 20 ms.
  • Revenus de flexibilité. Participation aux marchés d'Elia, versée une fois par an — 152 € en moyenne par client sur notre parc en 2025. Voir Flexibilité.
  • Préparation à 2031. D'ici là, la batterie aura plusieurs années de données sur votre profil et sera calibrée au moment où le régime change.

Une réserve que nous assumons : nous ne justifions pas un investissement par les revenus de flexibilité, qui dépendent des prix de marché et ne sont pas garantis. Voir Ce que nous déconseillons.

👉 Simulez votre cas sur designer.azimut.be.

La batterie ne sera-t-elle pas usée d'ici 2031 ?

Non. Nos systèmes sont conçus pour plus de 8 000 cycles et une durée de vie de l'ordre de 20 ans en usage résidentiel — voir la garantie commerciale pour ses conditions exactes, qui répondent à leurs propres règles. Une batterie installée aujourd'hui sera donc pleinement opérationnelle bien après 2031, précisément quand elle deviendra la plus rentable.

Et les batteries sodium ? Les cellules Na-ion sont prometteuses pour le stockage stationnaire à grande échelle, mais leur densité énergétique reste inférieure au LFP et leur déploiement résidentiel est encore marginal. Attendre quatre ans une alternative hypothétique, c'est perdre quatre ans d'économies bien réelles. Voir le choix du LFP.

Combien vaut un kWh que j'injecte ?

Tant que vous bénéficiez de la compensation, chaque kWh injecté est compensé par un kWh prélevé : en fin de cycle, seule votre consommation nette est facturée. Le kWh injecté a donc la même valeur que le kWh prélevé, soit 0,30 à 0,45 €/kWh selon votre contrat. En contrepartie, vous payez le tarif prosumer, qui couvre votre usage du réseau.

À partir du 1ᵉʳ janvier 2031, l'injection ne vaudra plus que le tarif de rachat de votre fournisseur — quelques centimes — tandis que chaque kWh prélevé restera au prix plein. C'est ce basculement qui rend l'autoconsommation décisive. Voir Comment un cycle de compensation est réellement soldé.

J'ai des panneaux de 2023 et un compteur communicant : pourquoi pas de tarif d'injection ?

Parce que le tarif d'injection et le régime de compensation s'excluent. Les installations mises en service avant le 1ᵉʳ janvier 2024 conservent la compensation jusqu'au 31 décembre 2030 : votre fournisseur ne rachète donc pas votre injection au kWh, mais vous ne payez pas non plus les kWh prélevés tant qu'ils sont compensés. Le compteur communicant ne change rien à ce régime — il rend seulement vos deux flux visibles séparément.

Comment et quand le tarif prosumer est-il facturé ?

Il est facturé par votre fournisseur, qui le reverse ensuite au GRD, et apparaît comme une ligne distincte sur votre facture. Deux modalités coexistent en Wallonie :

ModalitéBase de calculDisponibilité
ForfaitaireLa puissance nette développable de votre onduleur. Chez ORES en 2026 : 85,84 €/kWe et par an, en hausse chaque annéePar défaut
ProportionnelL'énergie réellement prélevée sur le réseauCompteur communicant uniquement

Avec un compteur communicant, le plus avantageux des deux vous est appliqué automatiquement : vous ne pouvez pas y perdre. Et plus votre autoconsommation est élevée, plus le proportionnel a de chances de l'emporter. Voir le tarif prosumer en détail.

Le tarif prosumer existera-t-il encore après 2030 ?

Non, pas sous sa forme actuelle : il est lié au régime de compensation et disparaît avec lui. Après le 31 décembre 2030, les frais de réseau seront facturés sur le prélèvement réel, selon le cadre tarifaire en vigueur à ce moment-là. Nous suivons ces décisions et republions Évolution des factures en Wallonie à chaque nouvelle grille approuvée.

Mon fournisseur me propose une facturation mensuelle : est-ce neutre ?

Non, et c'est le piège le plus coûteux de cette page

Tant que vous bénéficiez de la compensation, restez en facturation annuelle.

En facturation mensuelle, la compensation se calcule mois par mois au lieu d'année par année. Or tout le bénéfice du mécanisme repose sur le lissage été/hiver : la surproduction d'avril à septembre compense la sous-production d'octobre à mars. Découpée en mois :

  • l'injection excédentaire de l'été n'est pas reportée sur l'hiver — vous la perdez ;
  • le prélèvement d'hiver est facturé plein pot, sans pouvoir être compensé par la production estivale à venir ;
  • le bilan annuel est mécaniquement bien plus défavorable.

Si vous êtes déjà mensualisé, demandez à votre fournisseur de rebasculer en annuel avant la fin de votre cycle. Après le 1ᵉʳ janvier 2031, la mensualisation redevient neutre : ce ne sera plus qu'un choix de confort de trésorerie.

Puis-je agrandir mon installation photovoltaïque ?

Prudence : toute modification qui augmente votre capacité d'injection de plus de 1 kW fait perdre la compensation pour l'ensemble de l'installation, pas seulement pour la partie ajoutée.

Une idée reçue à écarter tout de suite : faire les travaux avant qu'ORES ne pose votre compteur communicant ne protège rien. La règle s'applique indépendamment du compteur en place — le GRD se fonde sur la déclaration de modification, pas sur le type de compteur.

Deux approches si vous voulez couvrir un besoin nouveau, une voiture électrique par exemple :

  • ajouter au maximum 1 kW de photovoltaïque, ce qui reste autorisé ;
  • installer une batterie, qui vous fait consommer davantage de votre production existante sans toucher au photovoltaïque — donc sans toucher à la compensation.

👉 BeProsumer — ajouter des panneaux après 2024

Une batterie m'oblige-t-elle à rejoindre une communauté d'énergie ?

Non. Posséder une batterie Azimut ne vous inscrit dans aucune communauté d'énergie : l'adhésion est une démarche volontaire et séparée.

Plus précisément : tant que vous bénéficiez de la compensation, nous ne vous proposerons pas de rejoindre une communauté. Les deux régimes sont incompatibles, et le vôtre est le plus avantageux. À partir de 2031, la question se posera autrement, et votre batterie sera alors un atout — mais l'adhésion restera votre choix. Voir Communautés d'énergie.


Tarifs et choix tarifaire

Comment choisir entre monohoraire, bihoraire, Impact et dynamique ?

Cinq paramètres pèsent : la répartition jour/nuit de votre consommation, votre production photovoltaïque et la part que vous autoconsommez, la présence de gros consommateurs pilotables (pompe à chaleur, véhicule électrique, chauffage électrique), l'écart de prix entre les tarifs de votre fournisseur, et la présence d'une batterie — qui élargit fortement le champ des arbitrages possibles.

RégimeQuand il se justifie
MonohoraireConsommation répartie uniformément, ou pas de batterie pilotée
BihoraireConsommation nocturne marquée (chauffage à accumulation, véhicule rechargé la nuit), ou batterie pilotée
Impact (ECO / MEDIUM / PIC)Disponible depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. Les écarts sont les plus marqués — le rapport entre PIC et ECO atteint 3,3 chez ORES — donc le plus intéressant avec une batterie
DynamiqueLe potentiel maximal, mais incompatible avec la compensation

Notre recommandation, si vous êtes encore en compensation totale : ne changez rien pour l'instant. Après l'installation de votre batterie, laissez quelques mois de données s'accumuler.

Deux mises en garde que nous préférons donner nous-mêmes : souscrire l'option Impact sans rien changer à ses habitudes peut coûter plus que ne rien faire, et un contrat dynamique avant 2031 échange un mécanisme qui valorise votre injection au prix du détail contre une exposition horaire sur les 39 % de la facture que représente l'énergie. Voir Ce que nous déconseillons et la nouvelle structure tarifaire.

J'ai un compteur électromécanique bihoraire : puis-je passer au monohoraire ?

Sur un compteur électromécanique bihoraire, la compensation se calcule index par index : la production injectée le jour compense la consommation de jour, celle de la nuit compense la nuit. La production solaire étant essentiellement diurne, l'index « nuit » profite donc peu de la compensation.

Pour basculer en monohoraire, il faut demander un changement de contrat à votre fournisseur. Le compteur reste mécanique et garde ses deux index, mais l'ensemble est facturé au tarif monohoraire. Si votre consommation nocturne est faible, le mono peut être plus avantageux.

À noter : la compensation se calcule de la même façon sur compteur électromécanique et sur compteur communicant. Ce qui change, c'est la finesse de mesure — quart-horaire sur le communicant — et l'accès aux régimes modernes, Impact et dynamique, réservés au communicant.

J'ai un compteur « exclusif nuit » pour mon chauffage à accumulation

Le compteur dédié « exclusif nuit » est une particularité réglementaire wallonne, avec son propre tarif. Passer à Impact ou à un compteur communicant unique suppose généralement de fusionner les compteurs et donc de renoncer au tarif exclusif nuit. C'est un arbitrage à faire sur base de votre consommation réelle :

  • si vos accumulateurs pèsent lourd dans votre consommation totale, l'exclusif nuit reste souvent compétitif ;
  • avec une batterie et un tarif Impact ou dynamique, vous pouvez piloter leur recharge sur les heures les moins chères et atteindre un coût équivalent sans dépendre d'un compteur dédié.

Votre installateur peut faire ce calcul avant de modifier quoi que ce soit.

Puis-je désactiver la charge depuis le réseau si je suis en surproduction ?

Oui. La charge intelligente se désactive depuis l'application, dans Menu > Paramètres de la batterie > Charge intelligente. Si vous êtes en surproduction et en compensation totale, l'arbitrage réseau n'a effectivement pas d'intérêt : la batterie se concentre alors sur l'autoconsommation de votre production.


Compteur communicant et démarches

Faut-il déclarer la batterie à son GRD ?

Oui. La prescription Synergrid C10/11 impose de notifier toute installation de stockage au GRD, via le formulaire UP10. En pratique, c'est votre installateur qui s'en charge, en même temps que la visite de contrôle RGIE (Vinçotte, AIB, Procontrol…).

Cette déclaration implique un relevé d'index — d'où la recommandation, répétée à chaque session, de la planifier à la date de votre relevé annuel habituel. Le relevé UP10 coïncide alors avec le relevé annuel et n'introduit aucune perturbation.

À quel moment de l'année faire ces démarches ?

Toutes à la date de votre relevé annuel d'index. L'installation de la batterie, le passage au compteur communicant et la déclaration au GRD entraînent chacun un relevé. Si vous prévoyez plusieurs étapes, regroupez-les autant que possible sur le mois du relevé.

Que se passe-t-il si mon compteur communicant doit être remplacé ?

Un remplacement par le GRD entraîne un relevé d'index au moment du changement. Si vous êtes prévenu à l'avance, demandez que l'intervention soit planifiée au moment de votre relevé annuel. En cas d'urgence, le relevé est pris en compte mais votre compensation reste acquise : seul le rythme de facturation peut être affecté.

Les réponses valent-elles aussi pour RESA, AIEG, AIESH ?

Le cadre réglementaire — Synergrid C10/11, compensation, structure tarifaire — est le même pour tous les GRD wallons, donc les principes ne changent pas. Ce qui diffère, ce sont les procédures administratives : formulaires, délais, portail client. Renseignez-vous auprès du vôtre.

MyORES est-il accessible si je suis chez un autre fournisseur ?

Oui. MyORES est le portail de votre gestionnaire de réseau, pas de votre fournisseur. Quel que soit ce dernier — Engie, TotalEnergies, Luminus… — vous y accédez pour consulter vos données de consommation et d'injection. C'est aussi le meilleur endroit pour repérer des décrochages, si votre compteur est communicant.


Décrochages et antidécrochage

Comment savoir si j'ai des décrochages ?

Trois indices, du plus simple au plus fiable :

  1. Le compteur d'heures de fonctionnement de votre onduleur. Comparez-le aux heures d'ensoleillement théoriques : un écart important trahit des décrochages.
  2. Le suivi quart-horaire sur MyORES, si vous avez un compteur communicant : cherchez les trous de production en pleine journée.
  3. Votre application Azimut, qui remonte les événements de tension élevée et les décrochages détectés.

👉 Signalez les surtensions à votre GRD, qui dispose d'un formulaire dédié aux anomalies de tension. Maintenir la tension dans les limites de la norme est son obligation, pas une faveur.

Mon installateur me déconseille l'antidécrochage. Qu'en penser ?

L'antidécrochage logiciel travaille en trois temps : il libère de la capacité le matin, absorbe les excédents quand la tension monte, puis complète la charge en fin de journée. Il décale donc une partie de la charge vers des heures moins ensoleillées — la réserve de votre installateur n'est pas absurde.

Mais si vous perdez une centaine d'heures de production par an, le manque à gagner dépasse largement ce décalage. Notre recommandation : activez-le si vous constatez des décrochages, et envisagez l'antidécrochage matériel si ceux-ci sont sévères — arrêts de plus de dix minutes, tension au-delà de 250 V même onduleur arrêté.

Un cas où nous le déconseillons

Si vous ne bénéficiez plus de la compensation et que vos décrochages sont modérés, la fonction perd son intérêt : l'énergie récupérée part sur le réseau où elle ne vaut que quelques centimes, tandis que la régulation prélève parfois du courant au prix plein. Voir Ce que nous déconseillons.

J'ai trois onduleurs en triphasé qui décrochent tous en même temps

Trois onduleurs qui décrochent simultanément, c'est une situation de décrochage sévère. La réponse adaptée est l'antidécrochage matériel : un chargeur solaire relie les panneaux directement à la batterie en courant continu, qui continue d'alimenter la maison même quand les onduleurs sont décrochés côté réseau. Votre installateur évaluera la configuration. Voir Antidécrochage.

Est-il vrai que l'onduleur s'arrête quand la batterie est pleine ?

Non, c'est un malentendu. En couplage AC, la batterie se charge jusqu'à 100 % puis cesse de se charger — mais l'onduleur photovoltaïque continue de produire normalement. Le surplus part sur le réseau, où il est compensé si vous êtes en compensation.

Un onduleur ne se met en sécurité que si la tension du réseau local dépasse 253 V, ce qui n'a aucun rapport avec l'état de charge de la batterie. C'est précisément contre ce phénomène que l'antidécrochage existe.


Dimensionnement et rentabilité

Je prévois une pompe à chaleur et un véhicule électrique, environ 15 000 kWh/an

Pour un profil de gros consommateur avec des charges pilotables, une batterie est particulièrement pertinente : elle efface le pic du soir sur de l'énergie stockée aux heures les moins chères, capture les plages tarifaires basses, et restitue le surplus solaire de la journée.

Dimensionnement indicatif : pour 15 000 kWh/an avec des charges pilotables, on vise généralement 15 à 20 kWh. L'Azen 400 atteint 14,4 kWh en interne et jusqu'à 52 kWh avec extensions. Le dimensionnement exact dépend de votre installation photovoltaïque, du taux d'autoconsommation visé et de votre stratégie tarifaire.

J'ai déjà 30 kWh de batterie pour 16 000 kWh de consommation. Faut-il en ajouter ?

Probablement pas. Le ratio courant tourne autour de 1,5 kWh par millier de kWh consommés, soit environ 24 kWh pour votre profil : vous êtes déjà au-dessus. Le gain se trouve désormais dans l'affinage du pilotage plutôt que dans la capacité — vérifier que la charge intelligente exploite bien vos plages tarifaires, activer l'antidécrochage si vous perdez de la production l'été, participer à la flexibilité, et étudier un contrat dynamique si votre profil s'y prête.

Une batterie sans photovoltaïque, est-ce pertinent ?

C'est possible, mais l'équation change complètement. Sans panneaux, il n'y a plus d'autoconsommation solaire : la batterie se limite à l'arbitrage tarifaire, à la communauté d'énergie et à la flexibilité.

Sur un contrat dynamique aux écarts horaires marqués, une batterie de 10 kWh utiles apporte un gain d'arbitrage de l'ordre de quelques centaines d'euros par an, auquel s'ajoutent les revenus de flexibilité — 152 € en moyenne sur notre parc en 2025, et non un montant garanti. Ce sont des ordres de grandeur, pas une promesse : votre cas se simule sur designer.azimut.be.

C'est donc surtout pertinent si vous avez un tarif dynamique à forts écarts, si une coupure de courant vous coûte cher — indépendant, télétravail, horeca — ou si vous prévoyez d'ajouter du photovoltaïque à moyen terme. Sans l'un de ces trois éléments, le temps de retour est nettement plus long.

Les questions de compensation, tarif prosumer, décrochages et antidécrochage ne vous concernent pas : elles sont propres aux prosumers.

Azimut propose-t-il un plan de financement ?

Pas en direct. En revanche, certains installateurs partenaires proposent des solutions de financement à leurs clients, dont le paiement mensuel. Pour savoir lesquels dans votre région, écrivez à [email protected] ou passez par le formulaire de contact.


Installation et compatibilité

Où la batterie doit-elle être installée ?

Dans un local intérieur, ventilé, sec et hors gel — garage, buanderie, cave sèche, local technique. Les conditions à respecter :

  • température entre 0 et 35 °C, humidité relative de 5 à 95 % sans condensation ;
  • 10 cm d'espace libre autour de l'appareil ;
  • accès dégagé pour la maintenance.

Un sous-sol sec convient généralement. À éviter : les caves humides, inondables ou sujettes à condensation, et les ateliers poussiéreux — menuiserie, ponçage — où il vaut mieux prévoir un local séparé.

La batterie n'a pas besoin d'être près de l'onduleur : elle ne s'y raccorde pas, elle se raccorde au point de comptage. La proximité du tableau électrique, en revanche, limite la longueur de câble, donc le coût et les pertes. Votre installateur valide l'implantation lors de la visite technique.

Peut-on l'installer à l'extérieur ? Est-elle IP65 ?

Non, l'installation est prévue à l'intérieur, et c'est un choix délibéré :

  • les cellules LFP perdent en performance et en capacité de charge sous 0 °C. Certains concurrents ajoutent une résistance chauffante pour permettre la pose extérieure, au prix d'une consommation parasite hivernale qui dégrade le rendement global ;
  • à l'intérieur, on évite la pluie, les écarts extrêmes, la corrosion des connexions et les UV ;
  • le fabricant de nos cellules déconseille explicitement l'installation extérieure.

Voir risque incendie et conditions d'installation.

Faut-il un onduleur hybride ? La batterie est-elle compatible avec le mien ?

Aucun onduleur hybride n'est nécessaire. La batterie s'installe en couplage AC : elle se raccorde côté réseau, après le compteur, indépendamment de votre onduleur photovoltaïque. Aucune modification de votre installation solaire, et vous conservez votre onduleur et sa garantie.

Elle est compatible avec tous les onduleurs du marché, hybrides ou non, dès lors qu'ils sont homologués Synergrid C10/11 — ce qui est le cas de tout ce qui a été installé depuis 2011. Un onduleur antérieur peut nécessiter une mise à jour de sa table de protection ; votre installateur le vérifie.

Le rendement aller-retour du couplage AC s'établit entre 85 et 95 % selon les conditions.

Est-elle compatible avec un réseau triphasé 3×230 V sans neutre ?

Oui, avec une Azen 230S :

  • la batterie est raccordée sur une seule des trois phases ;
  • elle mesure les trois phases au compteur réseau et fait de l'autoconsommation comptable sur les trois ;
  • concrètement : si vous consommez 150 W sur la phase 2, elle injecte 150 W sur la phase 1 pour que la somme des trois phases au compteur soit nulle.

Cela fonctionne parce que votre GRD établit votre consommation sur la somme des trois phases. Pour un réseau 3×400 V + N, c'est l'Azen 400 qui est conçue pour cet usage.

Une limite à connaître : l'antidécrochage logiciel ne peut traiter que les décrochages des onduleurs raccordés sur les phases connectées à la batterie. Voir installation triphasée.

Mon port P1 est déjà utilisé par ma domotique

Ce n'est pas un obstacle, et aucun matériel supplémentaire n'est nécessaire : le boîtier compteur Azimut intègre un dédoubleur de port P1. Une sortie secondaire alimente votre autre équipement — NikoBus, Home Assistant, moniteur d'énergie — depuis le même port du compteur.

Une condition : cette sortie n'est active que si le boîtier Azimut est alimenté par son port USB-C (une alimentation externe de type chargeur de smartphone). Dans cette configuration, aucun splitter tiers n'est requis.

Le boîtier compteur doit-il rester alimenté ? Et s'il tombe en panne ?

Il doit rester alimenté en permanence. Dans la plupart des cas, le port P1 du compteur y suffit ; sur certains modèles de compteur, l'alimentation fournie est insuffisante et il faut ajouter une alimentation USB externe. Votre installateur vérifie ce point à la mise en service.

En cas de panne :

  • la batterie continue de fonctionner en autoconsommation et en secours, grâce à ses mesures internes ;
  • les fonctions fines sont dégradées — charge intelligente, optimisation tarifaire, antidécrochage logiciel, flexibilité — car la batterie ne voit plus les flux au compteur en temps réel ;
  • l'application continue d'afficher les données de la batterie, mais les flux réseau peuvent devenir imprécis.

Le remplacement est simple et se fait par votre installateur.

Des compteurs d'énergie câblés existent-ils, en alternative au sans-fil ?

Oui, depuis avril 2026. Parlez-en à votre installateur si vous préférez une liaison filaire, en particulier dans un environnement où le signal radio est perturbé.

Faut-il être certifié RESCert pour poser des panneaux ?

Pour l'installation de panneaux photovoltaïques, l'installateur doit être certifié RESCert. Concrètement :

  • un particulier peut techniquement les poser lui-même, mais un contrôle RGIE par un organisme agréé reste obligatoire avant mise en service ;
  • les primes régionales et le bénéfice du régime de compensation exigent une installation par un professionnel RESCert ;
  • sans RESCert, vous vous privez donc des soutiens publics et d'une grande partie des garanties.

Pour la batterie, le réseau d'installateurs partenaires est formé et agréé par Azimut, indépendamment de RESCert : azimut.be/trouver-un-installateur.


Application et fonctionnalités

Où en sont les fonctionnalités annoncées pendant les webinaires ?

Le point au 3 août 2026 — ces annonces datent du printemps, autant dire ce qu'elles sont devenues :

FonctionnalitéAnnoncéAujourd'hui
Mode Impact / incitatifDéjà disponibleDisponible
Batterie virtuelleCourant juin 2026Disponible, dans Paramètres de la batterie
Recommandation tarifaire automatiqueSecond semestre 2026Toujours attendue
Application webEn développementToujours en développement
Pilotage des bornes de rechargePas de dateVoir ci-dessous

Toutes ces fonctionnalités sont gratuites et se déploient par mise à jour logicielle, tant que votre batterie reste connectée à internet.

Faut-il un smartphone ?

Pour que la batterie fonctionne, non : le pilotage — autoconsommation, antidécrochage, charge intelligente, flexibilité — est entièrement automatique. Pour la superviser et régler ses paramètres, oui, l'application est aujourd'hui disponible uniquement sur smartphone. Une version web est en développement.

Puis-je créer mon compte avant l'installation ?

La création du compte et l'activation de la supervision se font à la mise en service, par votre installateur : avant cela, il n'y a pas encore de batterie à associer à un compte.

Vos consommations passées issues d'autres sources — factures, MyORES, un boîtier P1 préexistant — ne sont pas importées. La batterie reconstruit votre profil à partir de ses propres mesures, qui se densifient sur quelques semaines. Si vous avez déjà un boîtier P1 et souhaitez le brancher avant l'installation, parlez-en à votre installateur : cela peut accélérer la calibration.

Pourquoi l'application n'affiche-t-elle pas mon autoconsommation comme telle ?

Elle l'affiche : l'écran Ma production détaille ce que devient votre production — consommée directement, envoyée vers la batterie, injectée — avec votre taux d'autoconsommation en regard, et Ma consommation fait le chemin inverse avec votre taux d'autonomie.

Ce qui peut surprendre, c'est que l'application montre la vue cohérente avec votre compteur, et non une somme de mesures internes. Voir Comment l'application calcule mes flux.

Le système est-il compatible avec Home Assistant ?

Oui, via une intégration communautaire, disponible dans le store HACS et sur GitHub.

remarque

Cette intégration est développée et maintenue par la communauté. Azimut n'en assure pas le support technique.

Pour d'autres systèmes domotiques, des passerelles (API, Modbus) sont en cours de développement.

Quel logiciel pilote la batterie ?

Le système de gestion d'énergie est développé en interne, par nos équipes à Tinlot. Il s'organise en trois couches : une couche embarquée locale qui pilote en temps réel l'onduleur-chargeur et les modules de stockage ; une couche cloud qui agrège prévisions météo, prix de marché, signaux d'Elia et votre profil pour calculer la stratégie ; une couche applicative pour la supervision et le réglage.

C'est cette architecture qui nous permet de livrer de nouvelles fonctions par mise à jour logicielle, sans toucher au matériel.

Les mises à jour sont-elles payantes ?

Non. L'application et toutes les fonctions de la batterie sont mises à jour gratuitement, et s'appliquent automatiquement tant que la batterie reste connectée.

Puis-je piloter ma borne de recharge depuis la batterie ?

Pas encore. L'intégration native avec les bornes de recharge — Alfen, Wallbox et autres modèles compatibles OCPP — n'est pas disponible à ce jour.

En attendant, votre borne fonctionne normalement, sans communication avec la batterie. Pour optimiser : programmez la recharge sur les plages solaires ou les heures les moins chères, et si votre borne dispose de son propre capteur de production, activez son mode de recharge solaire.


Fonctionnement au quotidien

Mes panneaux produisent à fond et ma batterie est à 10 %. Pourquoi ?

C'est très probablement le comportement normal de l'antidécrochage logiciel : la batterie libère volontairement sa capacité le matin pour pouvoir absorber le pic de production de la mi-journée et limiter les surtensions. Elle se recharge en fin d'après-midi.

Si l'antidécrochage n'est pas activé chez vous, il peut s'agir d'un problème de configuration — contactez votre installateur. D'autres causes possibles sont recensées dans Pourquoi ma batterie fait ça ?

Je m'absente plusieurs mois : faut-il la débrancher ?

Non, laissez-la connectée et en service. En votre absence, elle continue de se charger sur vos panneaux et de lutter contre les décrochages, maintient son état de santé par ses cycles, participe à la flexibilité — donc vous rapporte — et reste disponible en cas de coupure pour protéger ce qui reste sous tension : congélateur, alarme, box internet.

Quelle est sa consommation propre ?

Comme tout appareil électronique, la batterie consomme un peu d'électricité pour son propre fonctionnement — mesure, communication, veille — même hors charge et décharge. La valeur exacte de votre modèle figure sur sa fiche technique. Elle reste largement couverte par les économies d'autoconsommation.

Que se passe-t-il si je perds internet ?

La batterie continue de fonctionner en mode local : autoconsommation, alimentation de secours, protection contre les décrochages. Sont temporairement indisponibles : la charge intelligente, les prévisions solaires, la supervision dans l'application et les mises à jour. Tout revient automatiquement au rétablissement de la connexion.

En cas de panne de courant, la batterie prend-elle le relais ?

Oui. Elle détecte la coupure en moins de 20 millisecondes et bascule en mode îlotage, alimentant les circuits raccordés à sa sortie secourue — en général l'ensemble de la maison à l'exception des gros consommateurs, pompe à chaleur et borne de recharge. L'application vous prévient par notification, en indiquant votre autonomie estimée.

Sécurité des agents du réseau

En mode secours, la batterie n'injecte rien vers le réseau. Cette séparation est obligatoire, et elle permet aux équipes du GRD d'intervenir sans risque.

Voir Alimentation secourue.


Sécurité et technologie

La technologie LiFePO₄ élimine-t-elle tout risque d'auto-inflammation ?

Le risque n'est pas nul, mais il est radicalement inférieur à celui des autres chimies au lithium. Les cellules lithium-fer-phosphate présentent une stabilité thermique remarquable :

  • elles restent stables jusqu'à 270 à 300 °C, contre 150 à 180 °C pour une cellule NMC et 130 à 150 °C pour une NCA ;
  • leur cathode ne libère pas d'oxygène en cas d'échauffement : le feu ne peut pas s'auto-entretenir à l'intérieur de la cellule ;
  • une cellule défaillante n'entraîne pas ses voisines — pas de cascade thermique.

S'y ajoutent plusieurs couches de sécurité active : le BMS, qui surveille température, tension et courant en permanence et coupe en cas d'anomalie ; l'onduleur-chargeur, qui respecte les limites imposées par le BMS ; et les protections électriques — fusibles 125 A d'un pouvoir de coupure de 10 kA, câblage largement dimensionné, conformité RGIE.

Les statistiques de terrain confirment ce niveau : en Allemagne, sur 650 000 systèmes résidentiels installés, on recense moins d'une dizaine d'incidents par an — à comparer aux 160 000 incendies domestiques annuels toutes causes confondues. En Australie, 3 incidents sur 250 000 batteries installées en 2023.

Voir Conception : risque incendie ? et le choix du LFP.

En quoi la batterie Azimut diffère-t-elle des solutions génériques du marché ?

Les différences que nous mettons en avant sont toutes liées au contexte belge :

  • intégration réseau : compensation, tarif prosumer, dialogue avec les GRD wallons ;
  • alimentation secourue de la maison en cas de coupure, avec bascule sous 20 ms ;
  • antidécrochage logiciel et matériel, conçus pour les surtensions et le triphasé belges ;
  • flexibilité : participation aux marchés d'Elia intégrée et rémunérée ;
  • conception et assemblage en Belgique, avec un réseau d'installateurs formés ;
  • évolutivité : unités de stockage supplémentaires vendues à prix coûtant.

Pour une comparaison chiffrée sur votre cas, le simulateur est plus honnête qu'un tableau générique : designer.azimut.be.


Communautés d'énergie

Comment rejoindre une communauté d'énergie ?

À lire avant tout le reste

Une communauté d'énergie et le régime de compensation sont incompatibles. Tant que vous bénéficiez de la compensation — jusqu'au 31 décembre 2030 — la question ne se pose pas. Voir Ce que nous déconseillons.

Si vous n'êtes plus en compensation, les étapes sont les suivantes :

  1. Trouver ou créer une communauté locale. Certaines existent déjà — coopératives, initiatives de quartier. Consultez le portail de la CWaPE et celui de votre GRD.
  2. Disposer d'un compteur communicant activé en bidirectionnel.
  3. Signer le contrat de communauté avec les autres membres : clés de répartition, choix du fournisseur, modalités de gestion.
  4. Déclarer la communauté à votre GRD, pour activer la facturation adaptée.

L'énergie transite physiquement par le réseau du GRD, avec des frais de réseau adaptés. Votre batterie optimise votre participation en stockant l'énergie pour la partager au moment le plus pertinent. Voir Communautés d'énergie et le cadre légal.


Pérennité, primes et réglementation

Que se passe-t-il si Azimut disparaît ?

L'installation reste une installation électrique conforme, bâtie sur des composants standard du marché — onduleur-chargeur et modules LFP de fabricants établis. Concrètement :

  • la batterie continue de fonctionner localement : autoconsommation et secours ;
  • certaines fonctions cloud — optimisation avancée, accès aux marchés — pourraient être réduites ou reprises par un autre opérateur ;
  • en cas de défaillance matérielle, un inverseur de source réalimente vos circuits secourus directement depuis le réseau, le temps de l'intervention. Aucune panne du système ne laisse la maison sans électricité.

La batterie donne-t-elle droit à la Prime Domotique wallonne ?

Non. Le stockage ne fait pas partie des équipements éligibles.

Compte-t-elle dans le certificat PEB ?

Non. Le calcul PEB ne prend pas en compte les systèmes de stockage par batterie.


Un avis sur votre cas

Pour un diagnostic individuel — panneaux existants, micro-onduleurs, batterie déjà installée, profil de consommation — le meilleur point d'entrée reste votre installateur partenaire : il a accès à vos données techniques et peut proposer un audit ciblé.

Si vous ne parvenez pas à le joindre, ou si vous souhaitez un second avis :

Indiquez votre numéro de série si vous l'avez : un technicien reprendra contact pour analyser votre situation.

Pour une simulation chiffrée — taille de batterie, retour sur investissement, scénarios tarifaires — le simulateur reste le meilleur outil : designer.azimut.be.